Rainer Werner Fassbinder
Par Grégoire, jeudi 14 avril 2005 à 15:28 :: hommage :: #27 :: rss
Un cinéaste d'Allemagne
rétrospective et exposition au Centre Georges Pompidou
jusqu'au 06 juin.
Le printemps sera allemand, explosif, vitupérant. Homosexuel. Plein de femmes superbes. Cette année, le printemps aura les multiples visages de RW Fassbinder.

Hier s'est ouverte la grande rétrospective (complète, à l'exception de la série télévisée Berlin, Alexanderplatz qui est encore en cours de restauration) que lui consacre Beaubourg. Avant de parler, au gré de leur (re)vision, de ses films, j'ai profité d'une peu de temps pour aller voir la partie "exposition" (au sous-sol ,entrée libre).
Comment exposer un cinéaste ? Une réponse nous sera donnée bientôt, au même endroit, quand ouvrira l'expo que JLG consacrera à Godard (avril-août 2006). Autour d'une vitrine d'objets liés au tournage de Berlin, Alexanderplatz, doublement frustrante, tant on aimerait - évidemment - pouvoir manipuler ces documents, et les confronter au film qu'il préparent se présentent deux points de vue opposés.
Au mur, deux documontages prennent l'oeuvre de loin et proposent deux coupes transversales de ses films : l'histoire de l'Allemagne d'un côté et les femmes de l'autre. Soulignant la personnification féminine que subit souvent son pays dans les films de Fassbinder, les deux écrans, côte à côte, se contaminent (surtout d'un point de vue sonore).
Au contraire, sur les tables, c'est le moment qui est privilégié.Chaque film, chronologiquement, est présenté rapidement et re-présenté par des séries de photogrammes. L'occasion est ainsi donnée au visiteur de se remémorer un film, ou d'errer au gré de ses pas, en se concentrant tour à tour sur des gestes, des visages, des couleurs.
Une exposition qui reflète donc assez bien son sujet. Fassbinder, cinéaste austère, revêche au premier abord, qui s'avère passionnant, dramatique et drôle si l'on veut bien le laisser nous guider.
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